L’action des pouvoirs publics français sur la qualité de l’air intérieur (QAI) est bien plus récente que celle sur la qualité de l’air extérieur.

Sur les aspects règlementaires, la France a été pionnière en Europe avec l’établissements de plans (PNSE), l’étiquetage des matériaux de construction et surtout la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains ERP recevant un jeune public sensible (qui sera étendu au 1er janvier 2025 aux établissements médicaux), la création d’un observatoire de la QAI, la création de postes de conseillers en environnement intérieur (CEI), la création de ressources et de guides.

Une étude comparative des politiques publiques mises en œuvre dans neuf pays prioritaires a été réalisée. Elle a porté sur le Japon, la Corée du Sud, la Belgique, le Danemark, le Canada, le Royaume-Uni, le Portugal et la Finlande et les Etats-Unis. L’étude a permis de recenser les mesures mises en place dans 24 pays au total : des mesures relatives à la construction ou à la rénovation de bâtiments et des mesures de gestion des bâtiments.

Pour les premières il s’agissait d’étudier les objectifs de qualité de l’air à atteindre imposés par la règlementation, les dispositifs en matière de prévention de certains polluants, la conception des systèmes de ventilation, la vérification de son bon fonctionnement à réception et son entretien. Pour les secondes mesures elles concernaient la gestion quotidienne et les transactions immobilières.

Un total de 265 programmes et dispositifs visant à préserver et améliorer la qualité de l’air intérieur ont été recensés à l’échelle internationale.

De nombreux labels intègrent le critère de la qualité de l’air intérieur dans les modalités de leur attribution qu’ils soient développés par une entité gouvernementale ou privés.

Les guides sont, quant à eux, à destination des professionnels du bâtiments (maîtres d’ouvrage, professionnels de la construction) mais aussi pour les professionnels de santé pour les aider à établir un lien entre les symptômes de leurs patients et les causes liées à l’environnement intérieur et enfin pour des exploitants et opérateurs de transports publics.

Des formations pour le secteur du bâtiment et les acteurs relais (représentants de collectivités, enseignants, professionnels de santé…

L’efficacité des systèmes de ventilation fait l’objet de mesures plus ou moins contraignantes en fonction des pays.

De nombreuses campagnes de sensibilisation ont été déployées par les pouvoirs publics par les Ministères chargés de l’environnement ou la santé.

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